POURQUOI UN SI GRAND SALUT ?

 


Jésus est l'homme qui a le plus souffert de l'humanité pour expier nos péchés et nous procurer le salut de nos âmes, il fallait que ce soit non pas un homme qui livre sa vie, mais Dieu lui-même en sa qualité de Fils de Dieu. on dit : "Ô bienheureuse faute qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur"... Les musulmans ne peuvent comprendre que Dieu se soit ainsi laissé humilier sur le bois de la croix, mais il ne comprennent pas qu'il l'a fait pour prouver son amour pour l'humanité toute entière. Que Jesus est humble et saint et a accepté de s'abaisser à la condition humaine.

1 - Jesus s'est dépouillé de sa condition divine qu'il avait auprès du père de toute éternité


En premier lieu, Jésus s'est dépouillé de sa condition divine pour devenir semblable à nous sans revendiquer son égalité avec le Père:


Philippiens 2:6-11: Jésus-Christ qui est de condition divine, il n'a pas regardé (d'abord) son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s'est dépouillé (ensuite à l'incarnation) lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s'est humilié lui-même en faisant preuve d'obéissance jusqu'à la mort, même la mort sur la croix. C'est aussi pourquoi Dieu l'a élevé (au final) à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

s’est dépouillé lui-même: Le mot grec kénose signifie « se vider ». L’idée : le Fils n’a pas cessé d’être Dieu, mais il a volontairement renoncé à l’usage indépendant de certains attributs (comme l’omniscience) pendant sa mission terrestre. ce qui fait dire à Jésus: « Quant à ce jour ou à cette heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. ». (video: explication du dépouillement de jesus par son incarnation). En tant qu’homme, Jésus a accepté de vivre avec de vraies limitations humaines.

Jean 17:5: Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.

Jean explique cela aussi que Jésus a changé de condition et qu'il était avant son incarnation, auprès de Dieu et égal à Dieu:

Jean 1:1: AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. ... C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.... Et le Verbe s’est fait chair ! il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Jésus a accepté cette humiliation de devenir un serviteur pour nous les hommes alors qu'il pouvait revendiquer son égalité à Dieu le Père. Il est né dans une étable dans le plus simple dénuement. A vécu une vie humble avec Marie et Joseph jusqu'au début de son ministère.

2 - Jésus a accepté la contestation des hommes pendant son ministère


Prêcher la bonne nouvelle n'a pas été de tout repos pour Jésus, il a du affronter les pharisiens et les sacrificateurs du temple qui contestaient sa messianité et ont voulu plusieurs fois se saisir de lui et le lapider. Son ministère n'a pas été un long fleuve tranquille, il a risqué plusieurs fois sa vie en voulant délivrer son message. il devait faire attention à ce qu'il disait malgré le message de vérité qu'il avait à révéler...

Contestation après une guérison le jour du sabbat



Jean 5:16: C'est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat. Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu'à présent; moi aussi, j'agis. A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu

Contestation de son autorité


Matthieu 21:23: Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu'il enseignait, les principaux sacrificateur et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité? Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m'y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses

Accusation de blasphème


Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Il y avait là quelques scribes, qui étaient assis, et qui se disaient au dedans d'eux: Comment cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul? Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu'ils pensaient au dedans d'eux, leur dit: Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos coeurs? Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, prends ton lit, et marche?.

Tentative de le piéger sur l’impôt


Matthieu 22:15: Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles. ls envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t'inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes. Dis-nous donc ce qu'il t'en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ?

Tentative de le piéger avec la femme adultère


Jean 8:1: Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S'étant assis, il les enseignait. Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes:
toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser.

Accusation de chasser les démons par le pouvoir du diable


Matthieu 12:22: Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait. Toute la foule étonnée disait: N'est-ce point là le Fils de David? Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons

En fait, Jésus a eu à défendre chèrement sa position devant les scribes et les pharisiens qui cherchaient sans cesse à le piéger et voulaient sa mort.

3 - Jesus a passé 40 jours dans le désert sans manger, ni boire pour se préparer à son ministère


Jésus passa 40 jours et quarante nuits dans le désert et fut tenté par de diable.

Matthieu 4:1: Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s'étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu

Peu de gens aurait pu résister à un tel jeune, il n'y avait que le Fils de Dieu pour pouvoir le faire, pour le salut des hommes.


4 - Les 3 ans de ministère de Jesus n'ont pas été faciles

Jésus s'est totalement donné pendant ses 3 ans de ministère. Jésus avait évidemment une maison ou un domicile au cours de son ministère, car la Bible nous apprend qu’Il « vint demeurer à Capernaüm » (Matthieu 4:13). Son domicile Lui servait de base opérationnelle, mais Il passait la majorité de son temps sur la route. Accompagné de Ses disciples, Il se déplaçait surtout à pied, ce qui n’était ni facile, ni confortable, ni toujours sûr. Par exemple, la ville de Capernaüm était située à environ 137 kilomètres de Jérusalem. Jésus fit allusion à la nature itinérante de Son œuvre en affirmant ceci : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. »
De plus, on ne peut que s’imaginer le stress et la tension émotionnelle que Jésus devait ressentir constamment devant l’intensité croissante de l’incrédulité et l'animosité que lui témoignaient Ses ennemis, de leurs confrontations, de leurs menaces et des dangers qu’ils Lui occasionnaient ‒ surtout sachant ce qui L’attendait.

 Ésaïe 53:3: Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.


4 - Jesus a vécu en sachant qu'il allait être crucifié à la fin


Matthieu 16:21: « Dès lors Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour. »
Dans ce passage, l’apôtre Pierre proteste, et Jésus lui répond :
« Arrière de moi, Satan ! »  car il est tenté de s'y soustraire... On peut imaginer ce que c'est de vivre en se sachant condamné: n'importe qui aurait perdu sa joie de vivre. Donc sa passion a duré plus que quelque heures. Mais l'amour de Jesus pour l'humanité était plus fort que la mort. Comme tout homme donner sa vie était un acte de sacrifice, il aurait aimé continuer à être avec ses apôtres, leur enseigner, guérir des gens, ..
Luc 22:44: Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre.

La veille de sa passion, il passe une partie de sa nuit à prier dans une angoisse terrible de ce qu'il va se passer le lendemain jusqu'à en suer des gouttes de sang, tellement il était dans la terreur de la passion qu'il allait vivre et parce qu'il allait quitter ses apôtres dans d'atroces souffrances. C’est l'hématidrose, un phénomène bien documenté dans la littérature médicale tellement il est extraordinaire. Il concerne les personnes dans un état d’angoisse intense tel, que les glandes ne sécrètent plus ou n'ont plus de sueur à sécréter et puisent directement le sang des capillaires. On ne peut qu’imaginer l’état traumatique et d'angoisse dans lequel était Jésus. Jésus était 100% homme 100% Dieu et comme tout homme, il ne recherchait pas la souffrance, la perspective de souffrir atrocement le mettait dans un état d'agonie psychologique. Il savait ce qui l'attendait le lendemain mais au lieu de subir comme le fait n'importe quel homme, il s'y est soumis volontairement ce qui a augmenté ses souffrances.

Matthieu 26:36: Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi.
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. Il les quitta, et, s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles


Comme tout homme Jésus avait peur de la souffrance atroce qu'il allait endurer pendant plusieurs heures et tenté de s'y soustraire, mais son obéissance et son amour de l'humanité a pris de le dessus. L’anticipation augmente souvent la souffrance. Quand on sait qu’une épreuve arrive :
- on l’imagine à l’avance
- on la redoute
- on la “vit” déjà en partie avant qu’elle n’arrive
Cela crée une angoisse anticipée.

5 - La passion de Jesus: aucun homme sur terre n'a autant souffert


La passion du christ et les preuves sont détaillés dans ce site web sur la page JESUS A ETE CRUCIFIE ! LINCEUL DE TURIN
Ce texte n'a pas pour but d'insister sur le coté doloriste de la crucifixion mais sur le grand amour dont Jésus nous a témoigné. (voir film de Mel Gibson)

La passion de jésus commence ainsi:

Jésus a d'abord été jugé devant les sacrificateurs dans le palais de Caiphe où il a avoué sa qualité de Fils de Dieu: il a été alors frappé de coups de poings et des coups de bâtons, on lui a craché dessus, arraché la barbe pour blasphème et on s'est moqué de lui. On le sait par le Linceul de Turin, il a perdu la vision d'un oeil et a eu le nez cassé, ce qui le gênait pour respirer sur la croix. Il supportant cela sans dire un seul mot de protestation.

Matthieu 26:67: Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant: Christ, prophétise; dis-nous qui t'a frappé..

Jésus dut ensuite livré chez Ponce Pilate où il décida de relâcher un criminel Barabas à la place du Christ, humiliation pour le christ, devant les huées de la foule furieuse.

Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils répondirent: Barabbas. Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Christ? Tous répondirent: Qu'il soit crucifié! Le gouverneur dit: Mais quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Qu'il soit crucifié !

Pilate fit d'abord flageller Jésus pour lui éviter la crucifixion, mais peu était les gens qui survivaient à la flagellation romaine (ce n'était pas des tendres). Sur le linceul de Turin, on décompte 120 impacts de flagrum doit 40 à 60 coups de fouets arrachant la chair (flagrum romain = fouets avec des billes de métal). Jésus saigna abondamment (plusieurs litres de sang) et et eu le dos lacéré entièrement (les billes de métal emportaient une partie de la chair). A chaque coup de fouet, un légionnaire entraîné pouvait arracher des dizaines de centimètres de peau et de muscles sans jamais toucher un organe vital.  Les romains frappaient de toutes leurs forces et arrachaient un morceau de peau à chaque fois qu'il retiraient le fouet du corps de Jesus. L’énergie encaissée par Jésus serait de l’ordre de 4 000 joules, celle d’un automobiliste roulant à 90 km/h et faisant de cinq à six tonneaux… La flagellation est un traumatisme majeur qui laisse la victime assommée, car elle vient de recevoir six fois par minute une énergie suffisante pour la mettre KO à chaque fois. Nous voyons ici sur le linceul le dos complètement lacéré de jesus: aucune zone du dos et des bras, des épaules n'échappent aux 120 impacts de la flagellation.


Puis on lui enfonça une tiare tressée d’épines (épines englobant toute la tête) qu'on fixa sur sa tête à l'aide d'un bâton , les épines ne s'enfoncent dans le cuir chevelu provoquaient saignement et douleur électrique. On pouvait compter environ 50 épines qui le torturaient. Le scalp saigne abondement, ce qui a provoqué des pertes de sang importantes pour Jésus.

Pendant ce temps, les bourreaux romains se moquaient de lui en disant: 'Salut Roi des juifs' . il faut savoir que certains ne survivaient pas à la flagellation romaine et que la rapidité avec laquelle Jésus est mort sur la croix montre qu'il a été sévèrement et sadiquement flagellé par les romains.
Jean 19:1: Pilate fit donc alors prendre Jésus, et le fit fouetter. Et les soldats firent une couronne d'épines qu'ils mirent sur sa tête, et le vêtirent d'un vêtement de pourpre. Puis ils lui disaient : Roi des Juifs, nous te saluons; et ils lui donnaient des coups avec leurs verges.

De retour de sa flagellation la foule juive, excitée, a quand même réclamé sa crucifixion malgré qu'il est déjà été flagellé sévèrement (c'est dire la haine que suscitait étrangement Jésus). Jésus était déjà éreinté de sa flagellation et on lui a fait porter le patibulum sur 600 m: poutre horizontale de la croix qui pesait 40-60 kg. En plus de l’hémorragie des plaies de la flagellation, il y a celle du couronnement d’épines – le scalp saigne toujours beaucoup. Et celle, moins visible mais tout aussi redoutable, des cent dix hématomes. On peut estimer la perte à près de deux litres de sang (nous n’en avons que cinq). Une telle spoliation sanguine aussi rapide rend improbable la possibilité de franchir les 500 à 700 mètres qui séparent la forteresse Antonia, où a eu lieu la flagellation, du Golgotha. Cette hémorragie est incompatible avec l’effort de porter la poutre transversale, le « patibulum », au minimum 30 kg, sur une telle distance. Jésus est tombé de tout son long 3 fois en se blessant, sur le parcours, à plusieurs reprises sous les injures de la foule assistant à son exécution. Le poutre du patibulum a en partie frotté sur le dos déjà contusionné et déboité en partie l'épaule du christ. Il était si épuisé de sa flagellation et du port de la croix que les romains durent charger quelqu'un d'autre de porter sa croix :
Marc 15:21: « Ils forcèrent à porter la croix un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus. »
Le trajet a certainement duré une demi-heure au moins, pendant laquelle les plaies ont continué de saigner.

Arrivé sur le mont Golgotha, il sera violemment dépouillé de ses vêtements, ce qui ajouta a ses souffrances. La tunique était certainement collée aux plaies par le sang coagulé. La douleur était encore une fois atroce. On a tous du mal à arracher un pansement quand on s’est fait un bobo qui a saigné… Or Jésus a été flagellé très sévèrement il y a environ deux heures, il lui manque 880 cm² de peau et de muscles sur le corps, on lui a remis sa tunique et son manteau qui ont d’autant mieux adhéré aux plaies que le bois de la croix appuyait dessus. Et tout cela a eu le temps de sécher… Imaginez la douleur de l’arrachement !

On installa Jésus couché sur la croix et on commença à lui clouer un poignet: il faut imaginer la douleur provoquée par chaque clou. Pas dans les paumes, car elles se déchirent, mais dans le poignet. L’espace de Destot qui sépare les os du poignet (chacun d’eux s’appuie sur son voisin) permet tout au plus de glisser une aiguille de 3 mm. L’introduction en force d’un objet de facture grossière, non poli, de 7 à 8 mm de diamètre, va donc faire exploser les structures du carpe ! La très forte mise en tension des ligaments articulaires avec la déchirure inévitable de ceux qui se trouvaient directement sur le passage du clou, la dislocation des articulations et le rabotage des surfaces articulaires, causent une douleur abominable.
Puis on étira l'autre membre jusqu'à lui démettre le bras pour clouer l'autre poignet. Et enfin on lui cloua les 2 pieds avec un plus long clou. Le pied et les mains sont une zone très sensible et  très innervée, De plus le poids du corps augmente continuellement cette douleur. En effet, les clous des mains touchaient des nerfs très importants du corps, car ils transmettaient la douleur dans tout le corps, ce qui conduisait les crucifiés à s’évanouir, mais Notre Seigneur a voulu continuer en toute conscience jusqu’à rendre l’Esprit. Puis on fit basculer la croix dans le trou destiné à la fixer (il faut imaginer la douleur au niveau des clous sous ce choc).
Jésus était suspendu à 2m du sol uniquement retenu uniquement par les clous et devait s’appuyer alternativement sur les mains cloués ou les pieds cloués pour pouvoir prendre sa respiration, mais quand il le faisait il avait des douleurs atroces dans les mains et les pieds. Si il ne le faisait pas, il s'étouffait petit à petit. Le volume du bois de la croix donne l’illusion que le corps du crucifié fait « masse » avec lui, un peu comme s’il y était collé. Apparence trompeuse : le corps est suspendu par quatre clous plantés dans les articulations des poignets et des pieds, et c’est tout ! la douleur de dislocation est intolérable car la force de traction sur chaque clou est de 80 kg…

A tout cela s’ajoute la longue durée du supplice 6h, car les crucifiés ne meurent pas immédiatement. Il y a qu'une seule solution pour respirer: pousser fermement sur les clous des pieds tout en tirant sur ceux des poignets, mais tous ces points sont déjà tellement douloureux ! Il peut s’élever ainsi d’une quinzaine de centimètres, vider en partie ses poumons et les remplir plusieurs fois de suite, mais l’effort physique est intense et ne peut être maintenu ; il va donc s’affaisser à nouveau, tout son poids tirant sur les clous des poignets, et le manège va recommencer ainsi plusieurs fois par minute jusqu’à la mort. Aucune position ne pouvait lui apporter du réconfort et les crampes parcouraient tout son corps à force. Tout le monde ou presque connaît la douleur d’une crampe due à l’acide lactique et qui ne dure que quelques secondes. Alors, il n’est pas difficile d’imaginer la torture provoquée par des crampes généralisées des bras et des jambes pendant six heures.
Jésus ne pouvait faire reposer sa tête sur le bois car la couronne d'épine le lacérait.
Peu à peu l'asphyxie et la soif s'installait et Jésus ne pouvait pas reprendre sa respiration (imaginer quelqu'un en train de se noyer constamment), le sang s'acidifiât. (le dioxyde de carbone s’accumulait dans le sang, le PH descendait, le coeur était perturbé par l'acidose. 
Jésus saignait abondamment et avait constamment soif. La mort s'installait petit à petit de manière croissante.
Ce mode de crucifixion (par les clous, pas par les cordes) ne permet pas de respirer normalement, de façon que le Seigneur fut obligé de se pousser vers le haut en appuyant ses pieds sur le même clou et de se soulager avec ses mains. Puis il s’effondrait lorsque la douleur de s’appuyer sur les nerfs de ses pieds devenait insupportable. Les clous provoquaient une douleur comparable à un choc électrique intense, qui pouvait irradier dans tout le bras. La bilirubine sécrétée dans le sang indiquait une souffrance extrême.  (Voit taches Linceul de Turin demeurée rouge à cause de la bilirubine).
Jésus a agonisé sanguinolant ainsi pendant 6 à 9h (mort à 15h) jusqu'à son dernier souffle et la foule l'injuriait pendant ce temps, criant de fureur...


Matthieu 27:41-42: « Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !  S’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui. ».
Ce qui ajoutait à sa souffrance est qu'à chaque minute, Jésus avait la tentation permanente de tout arrêter, il le pouvait, il était Fils de Dieu et avait le pouvoir d'envoyer des légions d'anges le sauver. N'importe qui aurait préféré laisser les hommes à leur sort et arrêter cette souffrance.
Matthieu 26:52: « Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Penses-tu que je ne pourrais pas prier mon Père, et il me donnerait plus de douze légions d’anges pour me défendre ? »

Ce qui ajoutait encore à la souffrance c'est qu'on sait qu'il était nu sur la croix et ainsi humilié, couvert de sang et de sueurs, exposé comme un malfaiteur aux yeux de tous le monde. Lu le saint des saint, il lui fallait beaucoup d'amour pour nous pardonner en même temps.

1 Pierre : 2.24: Lui qui a lui-même porté nos péchés dans son corps à la croix afin que, libérés du péché, nous vivions pour la justice. C’est par ses blessures que vous avez été guéris.
Et ce qui ajoutait définitivement à sa souffrance et que pendant sa crucifixion, il absorbait tous les péchés des hommes passé, présents et à venir et toutes les insultes de la foule assistant à sa crucifixion. Il a du pardonner à ses bourreaux et à la foule de traiter ainsi le Fils de Dieu.
Jesus n'a pas seulement souffert physiquement (cad ne jamais pouvoir en 6 heure trouver la position pour respirer sans suffoquer et être parcouru de décharges électriques quand il se redressait pour prendre sa respiration), il a souffert spirituellement.

C’est cette double dimension (physique et spirituelle) qui donne à sa Passion une profondeur particulière et son unicité, le fait que ce soit Dieu lui-même qui se soit livré donne aussi son caractère unique.

Ce qu'il l'a fait souffrir aussi c’était de voir la peine de sa mère, désemparée, le regardant agoniser au pied de la croix, d'être presque seul face aux injures de la foule en furie (tous ses apôtres avaient fui et Pierre l'avait renié trois fois).

Saint Thomas résume : « De plus le Seigneur a souffert par tous ses sens corporels : par le toucher quand il a été flagellé et cloué à la croix ; par le goût quand on lui a présenté du fiel et du vinaigre ; par l’odorat quand il fut suspendu au gibet en ce lieu, appelé Calvaire, rendu fétide par les cadavres des suppliciés ; par l’ouïe, lorsque ses oreilles furent assaillies de blasphèmes et de railleries ; et enfin par la vue, quand il vit pleurer, souffrir sa mère et le disciple qu’il aimait. ses proches ne comprenaient pas  ce qu'il vivait car ne savait rien de la résurrection du christ à venir et croyaient que c'était la fin»

Marc 15:33: Quand arriva la sixième heure (c'est-à-dire : midi), l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d'une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »

Ce qui rend la mort du Christ sur la croix unique, c'est ce qui s'est passé pendant les 3 heures d'obscurité. C'est là que Dieu le Père a traité Dieu le Fils comme s'Il avait commis tous les péchés de l'humanité (Il "a bu la coupe") et Jésus s'est senti abandonné par le Père. Il a absorbé des milliards d'enfers éternels en 3 heures. Encore une fois, Il a absorbé la colère pure de Dieu pour les péchés des autres tout en étant accroché au bois.  Incroyable Sauveur !  Pierre nous rappelle que ce sont nos péchés que le Seigneur Jésus a portés sur Lui. Le Seigneur Jésus n’est pas mort uniquement en martyr. Non, Il a donné Sa vie pour nos péchés. Chaque mauvaise action, chaque mauvaise pensée, chaque mensonge, chaque parole méchante… tout cela a été déposé sur Lui. Quelle montagne de péchés ! Combien de milliards de péchés Il a portés ! Et quelle profonde souffrance nos péchés, Lui ont causée. Pour le Seigneur Jésus, le péché était quelque chose de complètement étranger à Sa nature. C’était quelque chose qu’Il ne pouvait que haïr. Il n’a pas commis de péché, il n’y avait pas de péché en Lui. Pourtant, Il est devenu porteur de péché pour nous. Combien cela a dû être terrible pour Lui, d’abord de prendre ces péchés par miséricorde envers nous, puis de subir pour eux les flots du jugement divin qui se sont abattus sur Lui pendant ces trois heures de ténèbres. Qu’Il reçoive notre louange et nos remerciements éternels.
Galates. 3:13: Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois).
Combien nous pouvons Lui être reconnaissants d’avoir porté la malédiction qui, autrement, nous serait justement tombée dessus.


Le salut obtenu par le sacrifice de Jésus ne pouvait être accompli par un simple homme, il fallait que ce soit Dieu lui-même en tant que Fils de Dieu qui expiât les pêchés de toute l'humanité à notre place. C'est là, la grande valeur du salut obtenu par Jésus pour nous tous, pour chacun d'entre nous. Pour conférer son caractère infini à cet acte de sacrifice, il fallait que ce soit le Fils de Dieu qui le fasse. Que le fils de Dieu s'abaisse à la condition d'un malfaiteur pour effacer nos pêchés.


Hebreux 2: Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous


Jean 3:16: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a livré son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle »

1 Pierre 2:24: « Lui-même a porté nos péchés dans son corps sur le bois, afin que nous, morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; par ses meurtrissures vous avez été guéris. »


Nous avons obtenu le pardon de Dieu gratuitement par la mort et la résurrection du christ ! il s'est offert en sacrifice pour chacun de nous pour nous obtenir le salut éternel. Jésus aime chacun d'entre nous d'un si grana amour que même pour un seul d'entre nous, il aurait été capable de donner sa vie...

Jean 15:13: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »


5 - Isaie 53, la prophetie sur la crucifixion et le salut obtenu par la croix



Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l'Eternel?

Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.
Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.

Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.

On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu'il n'eût point commis de violence. Et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche.
Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postéritéet prolongera ses jours ; Et l'œuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains.

A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, Et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, Et qu'il a intercédé pour les coupables.




6 - Le coeur sacré de Jesus

 

Trois grandes apparitions de Jésus à sainte Marguerite-Marie concentrent le message qui y fut délivré, à l'attention de tous les hommes. Elles ont eu lieu entre fin décembre 1673 et juin 1675. On peut dégager trois grandes dimensions de ce message : une déclaration d'amour (1), une plainte (2) et une demande (3).

Notre-Seigneur la réconforte et lui fait comprendre qu'Il l'a choisie pour partager sa douloureuse Passion: « Je veux me rendre présent à ton âme pour te faire agir comme j'ai agi moi-même au milieu des cruelles souffrances endurées par amour pour toi ».
Jesus continue de souffrir en se désolant d'être si peu aimé de la grande miséricorde qu'il a eu pour nous, pour chacun d'entre nous. Il réclament juste notre amour



Que Dieu vous guide dans toute Sa vérité !
Je suis le chemin, la vérité et la vie Jean 14 :6
Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.Jean 8:32

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